Depuis 5 ans, un collectif d’éleveurs, le CIVAM PPML (Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural- Produire partager manger local) basé en Gironde et Dordogne (front de colonisation du loup), porte un Plan de Prévention du Risque de Prédation PPRP . Afin de sortir de la dichotomie stérile du « pour-ou-contre », les éleveurs du CIVAM ont fait le choix de s’équiper d’abord en moyens de protection, puiser dans l’expérience de leurs confrères Drômois depuis longtemps confrontés à l’animal, en créant un réseau de détection du loup, basé sur l’entente et la confiance entre les acteurs du terrain (propriétaires, chasseurs, habitants, collectivités, autorités). Un réseau de détection articulé par des techniciens de la détection du loup pour connaitre au mieux l’état de progression de l’espèce, la rendre visible aux yeux des éleveurs avant les premières attaques.
Ingénieur en écologie comportementale, Hadrien Raggenbass a effectué des études en Biologie et Anthropologie à l’Université de Neuchâtel (Suisse). Après l’obtention d’un master centré sur le comportement animal, c’est à sa rencontre avec Antoine Nochy (ingénieur écologue spécialiste du loup, formé dans les Rocheuses étatsuniennes) qu’il développe une spécialité sur la « primo-détection » du loup en front de colonisation, en Corrèze et dans les Cévennes. Depuis 5 ans, il est le référent technique du Plan de Prévention du Risque de Prédation en Dordogne et Gironde ou il travaille en interface avec les éleveurs, les chasseurs, les autorités environnementales et la recherche académique pour développer des opportunités de recherche sur les loups de manière empirique sur le terrain.



