{"id":284,"date":"2013-11-12T13:00:00","date_gmt":"2013-11-12T12:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/lesavoirpartage.org\/new\/2013\/11\/12\/decouvrir-ou-redecouvrir-camus-les-essais\/"},"modified":"2016-05-17T15:16:37","modified_gmt":"2016-05-17T14:16:37","slug":"decouvrir-ou-redecouvrir-camus-les-essais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lesavoirpartage.org\/new\/2013\/11\/12\/decouvrir-ou-redecouvrir-camus-les-essais\/","title":{"rendered":"D\u00e9couvrir ou red\u00e9couvrir Camus : les essais"},"content":{"rendered":"<h2>Une conf\u00e9rence de G\u00e9raldine Montgomery, le mardi 12 novembre \u00e0 16h30, \u00e0 Dieulefit Sant\u00e9.<\/h2>\n<p>Cette conf\u00e9rence portant sur l\u2019\u0153uvre d\u2019Albert Camus se d\u00e9roulera en 3 parties :<\/p>\n<ul>\n<li>la premi\u00e8re portera principalement sur les <strong>Essais<\/strong>,<\/li>\n<li>la deuxi\u00e8me sur la <strong>Fiction<\/strong>,<\/li>\n<li>la troisi\u00e8me sur le <strong>Th\u00e9\u00e2tre<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>D\u00e8s l\u2019entr\u00e9e en mati\u00e8re de la premi\u00e8re partie de cette conf\u00e9rence en trois \u00e9tapes, nous parlerons bri\u00e8vement de l\u2019homme et de l\u2019\u00e9crivain avant d\u2019aborder l\u2019ensemble de l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>La r\u00e9partition des textes en trois genres litt\u00e9raires peut para\u00eetre artificielle mais en fait les \u0153uvres contenues dans ces cat\u00e9gories sont en relation entre elles. Si nous commen\u00e7ons par les <strong>Essais<\/strong>, c\u2019est parce que c\u2019est l\u00e0 que s\u2019enracine la pens\u00e9e philosophique du jeune Camus, pens\u00e9e qui tout en \u00e9voluant sous-tendra l\u2019ensemble de l\u2019\u0153uvre, en commen\u00e7ant par Le Mythe de Sisyphe. Il faut savoir que la pens\u00e9e de Camus est souple et \u00e9volutive et que d\u00e8s le d\u00e9but de ses premiers \u00e9crits, il pr\u00e9voyait trois grandes phases ou \u00e9tapes de son \u0153uvre : l\u2019absurde, la r\u00e9volte\/solidarit\u00e9, l\u2019amour.<\/p>\n<p>Sans n\u00e9gliger les <strong>Essais<\/strong> de L\u2019Envers et l\u2019endroit et ceux de L\u2019Et\u00e9, les textes auxquels nous accorderons le plus d\u2019int\u00e9r\u00eat lors de la premi\u00e8re partie de cette conf\u00e9rence sont Noces et Le Mythe de Sisyphe.<\/p>\n<h4>Biographie d\u2019Albert Camus<\/h4>\n<p>N\u00e9 le 07 novembre 1913 \u00e0 Mondovi (Alg\u00e9rie), fils de Lucien Camus, ouvrier agricole mort pendant la Grande Guerre, et de Catherine Sint\u00e8s, jeune servante d'origine espagnole, Albert Camus grandit \u00e0 Alger et obtient son bac en 1932 avant de faire des \u00e9tudes de philosophie. Il entame alors une carri\u00e8re de journaliste et \u00e9crit pour Alger R\u00e9publicain o\u00f9 ses articles le font remarquer. Il part ensuite pour Paris et est engag\u00e9 pas Paris soir. Dans les m\u00eames ann\u00e9es, il publie L\u2019\u00c9tranger, un roman qui arrivera en t\u00eate du classement des cent meilleurs livres du XX\u00e8me si\u00e8cle en 1999. En 1936, il fonde le th\u00e9\u00e2tre du Travail et \u00e9crit avec trois amis R\u00e9volte dans les Asturies, une pi\u00e8ce qui sera interdite. Lorsque la Seconde Guerre mondiale \u00e9clate, il int\u00e8gre un mouvement de r\u00e9sistance \u00e0 Paris, tout comme Jean-Paul Sartre, avec lequel il se lie d\u2019amiti\u00e9. Il devient ensuite r\u00e9dacteur en chef du journal Combat \u00e0 la Lib\u00e9ration. C\u2019est dans ce journal que para\u00eet un \u00e9ditorial \u00e9crit par Camus, et rest\u00e9 c\u00e9l\u00e8bre, dans lequel il d\u00e9nonce l\u2019utilisation de la bombe atomique par les Etats-Unis. La Peste est publi\u00e9 en 1947 et conna\u00eet un tr\u00e8s grand succ\u00e8s. Son \u0153uvre - articul\u00e9e autour des th\u00e8mes de l'absurde et de la r\u00e9volte - est indissociable de ses prises de position publiques concernant le franquisme, le communisme, le drame alg\u00e9rien... Passionn\u00e9 de th\u00e9\u00e2tre, Camus adapte \u00e9galement sur sc\u00e8ne Requiem pour une nonne de Faulkner. Il obtient le prix Nobel de litt\u00e9rature en 1957 \"pour l'ensemble d'une \u0153uvre qui met en lumi\u00e8re, avec un s\u00e9rieux p\u00e9n\u00e9trant les probl\u00e8mes qui se posent de nos jours \u00e0 la conscience des hommes.\" Trois ans plus tard, il meurt tragiquement dans un accident de voiture, avec le manuscrit inachev\u00e9 de son autobiographie Le Premier Homme, le 04 janvier 1960 \u00e0 VILLEBLEVIN, dans l'Yonne.<\/p>\n<p>Vous pouvez (r\u00e9)\u00e9couter l\u2019\u00e9mission du 10 janvier 2013 \u00ab GAI SAVOIR \u00bb de Rapha\u00ebl Enthoven sur France Inter, dont le th\u00e8me est \u00ab LES NOCES \u00bb en cliquant sur le lien suivant : <a href=\"http:\/\/www.franceculture.fr\/player\/reecouter?play=4564847\" target=\"_blank\">http:\/\/www.franceculture.fr\/player\/reecouter?play=4564847<\/a><\/p>\n<p><strong>Le Mythe de Sisyphe<\/strong>, essai, publi\u00e9 en 1942, fait partie du \u00ab Cycle de l\u2019absurde \u00bb, avec L'\u00c9tranger (roman, 1942), Caligula (pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, 1938) et Le Malentendu (pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, 1944).<\/p>\n<p><strong>Article paru dans LE MONDE le 06 janvier 1960, suite \u00e0 l\u2019accident mortel d\u2019Albert CAMUS<\/strong><br \/>\n<strong>\u00e9crit par \u00c9mile Henriot de l'Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise<\/strong><br \/>\nLa mort stupide d'Albert Camus, tu\u00e9 hier dans un accident d'automobile, illustre d'une fa\u00e7on horrible la vision que le moraliste de l'\u00c9tranger, de la Peste, de la Chute, de l'Homme r\u00e9volt\u00e9 avait d'un univers absurde, sans explication, incompr\u00e9hensible et vou\u00e9 au mal. L'absurde est en effet de mourir accidentellement, \u00e0 quarante-sept ans, au plus haut d'une \u0153uvre sans cesse ascendante qui en moins de vingt ans avait port\u00e9 son auteur au faite de la gloire universelle, et que le prix Nobel devait, en octobre 1957, \u00e0 juste titre, couronner et d\u00e9signer aux yeux de tous comme l'expression d'une des plus nobles consciences de ce temps.<\/p>\n<p>C'est du moins le caract\u00e8re principal sous lequel Albert Camus nous \u00e9tait apparu en 1942 dans son premier livre, l'\u00c9tranger, qui malgr\u00e9 l'atmosph\u00e8re \u00e9touffante de l'occupation avait presque aussit\u00f4t rendu c\u00e9l\u00e8bre le nom de l'auteur, inconnu la veille. Le livre, fort, puissant, d\u00e9sesp\u00e9rant, avait heurt\u00e9, choqu\u00e9 m\u00eame, dans sa peinture glaciale d'une atrocit\u00e9 sans recours : ignorant du bien et du mal, un homme avait tu\u00e9 sans savoir pourquoi, il \u00e9tait jug\u00e9, condamn\u00e9, il n'avait pas su se d\u00e9fendre ; tout se passait en dehors de lui, \u00e9tranger \u00e0 lui-m\u00eame comme a tout le reste, et il montait sur l'\u00e9chafaud, vou\u00e9 \u00e0 la mort par une soci\u00e9t\u00e9 qui se d\u00e9fendait, de laquelle il ne savait rien, \u00e9trang\u00e8re elle-m\u00eame \u00e0 ce qui le concernait, \u00e0 laquelle il ne se savait m\u00eame pas appartenir. L'\u00e9tranger c'\u00e9tait l'homme seul et sans aucun lien, et la force \u00e9trange du livre r\u00e9sidait dans la piti\u00e9 sans phrase de l'auteur pour le malheur imm\u00e9rit\u00e9 du mis\u00e9rable abandonn\u00e9 qu'il avait peint ; victime sans explication d'un monde sans raison d'\u00eatre, donc absurde entre les deux termes qui le circonvenaient, l'angoisse et le n\u00e9ant.<\/p>\n<p>Ce profond nihilisme aurait pu tuer Albert Camus d\u00e8s ce premier livre n\u00e9gateur, qui n'avait prouv\u00e9 que le talent de l'\u00e9crivain et sa ma\u00eetrise d\u00e9j\u00e0 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e. Mais en m\u00eame temps que l'\u00c9tranger, t\u00e9moin de la crise du si\u00e8cle, Camus avait fait para\u00eetre un essai, sinon contradictoire \u00e0 son roman, le Mythe de Sisyphe, o\u00f9 \u00e0 son absurde et malheureux \"\u00e9tranger\" \u00e9tait en quelque sorte oppos\u00e9 le type de l'homme courageux, sous les traits symboliques du Sisyphe de la fable grecque, condamn\u00e9 \u00e0 rouler sans fin jusqu'au sommet d'une montagne un rocher qui retombe sans cesse, \u00e0 remonter sans fin de bas en haut. Acceptant sa condamnation, contre laquelle il ne peut rien, le Sisyphe de Camus trouvait une humaine grandeur dans l'accomplissement sans plainte de son effort ; son supplice injuste faisait son honneur.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, fond\u00e9e sur la noblesse de l'effort humain, la morale de Camus prit son sens, le penseur ayant adopt\u00e9 le parti de l'homme seul, accabl\u00e9 tant\u00f4t par un implacable destin, tant\u00f4t par une autre injustice : celle du nombre contre l'homme seul. C'est \u00e0 cette conclusion que Camus devait aboutir, avec une logique fatale, dans l'Homme r\u00e9volt\u00e9, o\u00f9 l'auteur proclamait le droit de l'individu \u00e0 se r\u00e9volter contre la r\u00e9volution elle-m\u00eame, devenue tyrannique \u00e0 son tour, si au profit du plus grand nombre elle doit sacrifier une minorit\u00e9. Jean-Jacques Rousseau avait d\u00e9j\u00e0 protest\u00e9 contre le bonheur du nombre pr\u00e9judiciable \u00e0 un seul possible innocent. Camus participait de l'id\u00e9alisme rousseautiste sur ce point, et il fut de ce fait consid\u00e9r\u00e9 comme un faible r\u00eaveur pour avoir protest\u00e9 contre les camps de concentration sovi\u00e9tiques d\u00e9fendus par les totalitaires purs comme n\u00e9cessaires \u00e0 la victoire et au triomphe du parti.<\/p>\n<p>Son parti \u00e0 lui \u00e9tait le parti de l'homme pris dans le monde clos des hommes. Journaliste, au lendemain de la lib\u00e9ration, nous l'avons admir\u00e9, dans ses articles de Combat, pour sa droiture et sa vigueur, et pour sa candeur aussi qui, homme de justice et de V\u00e9rit\u00e9, confesseur de son absolu, ne lui permettait pas d'admettre la moindre violence contre l'une, contre l'autre le moindre sophisme. Sa puret\u00e9 l'a fait estimer et aimer d'esprits fort \u00e9loign\u00e9s de ses croyances, mais que son intransigeance et son honn\u00eatet\u00e9 lui avaient ramen\u00e9s, quitte parfois \u00e0 ne pas partager sont fanatisme de la vertu. Lui-m\u00eame il en connaissait les limites, et s'il s'est retir\u00e9 du journalisme politique et moral o\u00f9 il \u00e9tait ma\u00eetre c'est pour avoir compris que la loi de la pol\u00e9mique exigeait l'an\u00e9antissement de l'adversaire ; et qu'il ne pouvait plus continuer pour sa part, dans Combat ou ailleurs, ne souhaitant la mort de personne, une lutte dont le terme final, pour avoir raison, est de tuer.<\/p>\n<p>Ses livres ont port\u00e9 depuis le d\u00e9bat sur un autre plan. Dans la Peste, il a repris le mythe de Sisyphe, en imaginant une ville (c'est Oran, o\u00f9 il \u00e9tait n\u00e9), livr\u00e9e \u00e0 un fl\u00e9au mortel contre lequel se sont d\u00e9vou\u00e9s quelques g\u00e9n\u00e9reux sauveteurs ; tous gens sans m\u00e9taphysique, et sans autre foi que le service des autres hommes, mais sto\u00efciens de la charit\u00e9, \u00e0 qui ce d\u00e9vouement sans l'espoir d'aucun paradis constitue une sorte de saintet\u00e9 la\u00efque, et une religion sans Dieu. Camus, dans ce cadre purement humain, est all\u00e9 aussi loin que le permettait la logique. Il m'a toujours sembl\u00e9 que cet agnostique \u00e9tait au bout des interdictions de sa raison ; et qu'il suffirait un jour de bien peu pour que touch\u00e9 par la gr\u00e2ce, il dev\u00eent \u00e0 son tour \"d\u00e9sabus\u00e9\". Il me semblait aussi que dans ce cas, nous aurions cess\u00e9 d'entendre parler de Camus, entr\u00e9 dans le silence d'un clo\u00eetre. Sa nature absolue \u00e9tait d'un v\u00e9ritable jans\u00e9niste, pour lequel, une fois la v\u00e9rit\u00e9 trouv\u00e9e, il n'y a pas de transaction.<\/p>\n<p>Violemment \u00e9mus que nous sommes par la disparition brutale de ce pur \u00e9crivain, et plus encore de cette grande \u00e2me, il n'est pas possible, press\u00e9 par le devoir et l'heure du journal, de tracer un portrait complet d'Albert Camus, romancier, conteur, moraliste, essayiste, homme de th\u00e9\u00e2tre. D'autres apporteront dans cette m\u00eame page leur tribut d'hommages et de lumi\u00e8res aux diff\u00e9rents aspects de la haute et jeune figure de celui qui vient de se fracasser contre un arbre. Critique, me souvenant de la Peste, de Sisyphe, de la Chute, de l'\u00c9tranger, de l'Homme r\u00e9volt\u00e9, de l'Exil et le Royaume je serais tent\u00e9, allant au plus vite, de dire le talent, la beaut\u00e9 classique du style, la vigueur et le ramass\u00e9 de l'\u00e9criture de cet \u00e9crivain ; mais rarement, moins qu'en celui-l\u00e0 serait-il possible de dissocier la pens\u00e9e et l'art, le m\u00e9tier et l'\u00e2me, le travail bien fait de la haute qualit\u00e9 morale qui le commandait.<\/p>\n<p>Dans le temps du choix et de l'engagement, Camus en a donn\u00e9 l'exemple un des premiers, le risque pris, dans la solitude au besoin, \u00e0 coup s\u00fbr \u00e0 contre courant. De l\u00e0 lui vint chez les jeunes - aujourd'hui en larmes - qui se sont reconnus en lui, et pour lesquels sans le chercher il a parl\u00e9, son audience et son autorit\u00e9. Et cette solitude aussi dans laquelle, malgr\u00e9 l'ironie, le sarcasme, il semblait quelquefois, comme derri\u00e8re une glace, retir\u00e9. Ce prestige enfin que lui a reconnu, hors de nos fronti\u00e8res, la difficile juridiction du prix Nobel, qui le plus souvent choisit avec ; \u00e9clat pour tous. Le prix Nobel \u00e0 Albert Camus a honor\u00e9 grandement la litt\u00e9rature fran\u00e7aise dans ce qu'elle a de plus repr\u00e9sentatif, un moraliste ; c'\u00e9tait aussi honorer les lettres tout court, et personne ne s'y est tromp\u00e9, hors le modeste Albert Camus, qui a pens\u00e9 et dit sinc\u00e8rement que ce prix aurait d\u00fb \u00eatre d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 un autre. Il n'est plus. Nous aurions eu besoin encore de l'entendre, et sa voix e\u00fbt \u00e9t\u00e9 utile pour le r\u00e8glement du drame alg\u00e9rien, sur lequel il se r\u00e9servait, sans doute conscient de ce qu'il aurait eu \u00e0 dire un Jour. Et nous l'aurions cru. Il n'appartenait \u00e0 aucun parti. Il nous appartenait \u00e0 tous, ayant \u00e0 certains moments parl\u00e9 pour nous tous et souvent pour chacun de trous en particulier. Et sa mort m\u00eame donne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir, si l'\u00c9tranger avait raison, sur la cruaut\u00e9 et l'absurdit\u00e9 du destin aveugle qui semble s'\u00eatre plu \u00e0 fournir le titre qui aurait pu \u00eatre, selon son style, celui de son dernier livre : l'Accident.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Une conf\u00e9rence de G\u00e9raldine Montgomery, le mardi 12 novembre \u00e0 16h30, \u00e0 Dieulefit Sant\u00e9. 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